Prunelle Deleville, Métamorphose des Métamorphoses, édition critique et étude littéraire des manuscrits Z de l’Ovide moralisé
Parmi les copies tardives de l’Ovide moralisé, un groupe spécifique, appelé Z, fournit une véritable réécriture de l’œuvre initiale. Il est formé des codices : Berne, Burgerbibliothek, 10 (Z1) écrit après 1456 ; Paris, BnF, français 874 (Z2) copié en 1456 ; Paris, BnF, français 870 (Z3) composé auto...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/peme, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Perspectives médiévales
2022
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Parmi les copies tardives de l’Ovide moralisé, un groupe spécifique, appelé Z, fournit une véritable réécriture de l’œuvre initiale. Il est formé des codices : Berne, Burgerbibliothek, 10 (Z1) écrit après 1456 ; Paris, BnF, français 874 (Z2) copié en 1456 ; Paris, BnF, français 870 (Z3) composé autour de 1400 pour le texte et 1450 pour le décor ; Paris, BnF, français 19121 (Z4) probablement réalisé entre 1390 et 1410. Le remanieur modifie le récit de la fable, ajoute des expositions historiques inédites dans la tradition de l’Ovide moralisé. Telles sont les modifications communes que présentent les copies Z. Cependant, des divergences se manifestent dans cette famille. Les témoins Z3 et Z4 sont dépourvus d’allégories religieuses, alors que ces dernières ont été réintroduites dans Z1 et Z2. Ces quatre manuscrits présentent donc un moment riche dans la vie de l’Ovide moralisé. L’édition de ce texte, selon le manuscrit Z3, rend compte des spécificités linguistiques de cette reprise de l’Ovide moralisé un siècle après sa création, mais aussi des aspects littéraires de cette réécriture. Le remaniement Z, qui correspond au texte du sous-ensemble Z34, est cohérent et réfléchi. Les traces du dogme chrétien sont minutieusement effacées. L’esthétique du texte converge avec celle des mises en proses, qui se multiplient à partir de la fin du xive siècle mais surtout avec les débats littéraires de l’époque, comme celui autour du Roman de la Rose. Le réviseur exprime aussi le fait que son rejet des allégories repose sur une adéquation plus stricte avec Ovide, qui ne pouvait pas concevoir d’interprétations christianisantes de son propre texte. |
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