Le fonds Léonce Beaumadier : le folklore réinventé

Au tout début des années 2000, un fonds d’archives concernant le folklore languedocien était redécouvert au musée du Biterrois. Déposé en 1980 par une association locale, L’Escolo Trencavel, il n’avait fait l’objet d’aucune étude spécifique, ni d’aucun inventaire. Ce fonds, réuni par Léonce Beaumadi...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/pds,
Prif Awdur: Boyer, Serge
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Patrimoines du Sud 2022
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Au tout début des années 2000, un fonds d’archives concernant le folklore languedocien était redécouvert au musée du Biterrois. Déposé en 1980 par une association locale, L’Escolo Trencavel, il n’avait fait l’objet d’aucune étude spécifique, ni d’aucun inventaire. Ce fonds, réuni par Léonce Beaumadier (1893-1980), folkloriste local, constitue pourtant un témoignage quasi-exhaustif des pratiques artistiques populaires de l’ancienne société paysanne du Bas-Languedoc. Pendant plus de soixante années d’enquêtes, Léonce Beaumadier enregistre les chants en langue d’oc, les musiques et les témoignages sur des disques en cire à lecture unique, puis sur bandes magnétiques dont il fait un usage intensif, préservant de l’oubli l’intégralité des répertoires populaires locaux. Il prend également soin de fixer sur diapositives toutes les fêtes populaires, les danses et les costumes locaux en usage jusqu’à l’Entre-deux-guerres. Enfin, il consigne dans de nombreux cahiers, manuscrits et tapuscrits, toutes les informations collectées dans les départements de l’Aude et de l’Hérault, auprès des derniers pratiquants, ainsi que ses propres analyses. Léonce Beaumadier ne travaille pas seul : il consulte souvent ses homologues locaux, notamment la poétesse Clardeluna, alias Jeanne Barthès, ainsi que le maître de danse montpelliérain Léon Boulet, chorégraphe du folklore languedocien dont il réalise les seules sauvegardes connues à ce jour. Non soumis à consultation jusqu’en 2008, le fonds Léonce Beaumadier dévoile depuis, grâce aux recherches institutionnelles, universitaires, et associatives, des trésors authentiques du patrimoine culturel immatériel languedocien.