Les Jardins de la Fontaine à Nîmes et l’œuvre de Jacques-Philippe Mareschal (1689-1778) : un patrimoine aux multiples facettes
Le Jardin de la Fontaine, à Nîmes, fut aménagé sur un ensemble cultuel gallo-romain, l’Augusteum. L’occupation de ce site a vraisemblablement cessé au Moyen-Age pour ensuite être réaménagé à l’époque Moderne sous la direction de l’ingénieur du roi Jacques-Philippe Mareschal (1689-1778). Les importan...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/pds, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Patrimoines du Sud
2019
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le Jardin de la Fontaine, à Nîmes, fut aménagé sur un ensemble cultuel gallo-romain, l’Augusteum. L’occupation de ce site a vraisemblablement cessé au Moyen-Age pour ensuite être réaménagé à l’époque Moderne sous la direction de l’ingénieur du roi Jacques-Philippe Mareschal (1689-1778). Les importantes fouilles qui ont été menées au XVIIIe siècle ont révélé d’importants vestiges antiques. Le projet de l’ingénieur Mareschal ne s’est pas déroulé sans débats. Commencé en 1739, il fut conduit avec difficulté sans que le projet initial n’ait pu être achevé. Le Jardin de la Fontaine, de style classique, résulte d’un chantier de longue entreprise. Ce jardin, invitant à la promenade, la rêverie ou encore la flânerie, s’impose comme un patrimoine aux multiples facettes (archéologique, hydraulique, paysager, sculptural). La recherche sur le sujet a été rendue possible grâce à l’étude d’un important corpus archivistique. Ce jardin français porte le témoignage de la culture du Siècle des Lumières mais également atteste de l’originalité de son créateur et de sa connaissance en arts. Il apparaît que l’ingénieur a su respecter les éléments antiques en les réemployant dans le respect de leur usage (stylobate, frise, portique, colonnes doriques). Au-delà de l’œuvre de J.-P. Mareschal, il subsiste aussi dans le Jardin de la Fontaine les traces d’un important chantier d’aménagement paysager, sur le mont Cavalier, réalisé au XIXe siècle. Il domine le jardin français du XVIIIe siècle. Les protections de cet ensemble sont anciennes. Classé monument historique sur la liste de 1840, au balbutiement des inventaires, les protections ont ensuite été étendues, en mai 1947 et en octobre 1989, à l’inscription du site. Récemment, le jardin fut labellisé jardin remarquable par le Comité des Parcs et Jardins de France. |
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