La ligne des Cévennes, un patrimoine vivant ? Travailler et s’attacher aujourd’hui à l’infrastructure ferroviaire

Ouverte en 1870, la ligne des Cévennes traverse le Massif central et permet, toujours aujourd’hui, de relier Nîmes à Clermont-Ferrand en Train Express Régional. Par ses grands viaducs et ses nombreux tunnels, cette ligne de montagne est généralement envisagée comme un patrimoine ferroviaire matériel...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/pds,
Glavni autor: Raynaud, Noé
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Patrimoines du Sud 2025
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Ouverte en 1870, la ligne des Cévennes traverse le Massif central et permet, toujours aujourd’hui, de relier Nîmes à Clermont-Ferrand en Train Express Régional. Par ses grands viaducs et ses nombreux tunnels, cette ligne de montagne est généralement envisagée comme un patrimoine ferroviaire matériel important. Ce type d’approche tend à occulter le vécu des personnes qui travaillent et utilisent la ligne au quotidien sans que ces usages et ces savoir-faire ne soient reconnus comme un patrimoine. Il s’agira ainsi d’interroger les différentes patrimonialisations de la ligne et les frictions qu’elles peuvent susciter. L’article répondra à ces questionnements grâce à une enquête ethnographique menée auprès d’habitants, d’usagers et de cheminots sur la section Alès-Langogne de la ligne des Cévennes en 2023 et 2024 dans le cadre d’un master 2 en anthropologie. Si les récits de la construction de la ligne participent à la patrimonialisation d’ouvrages d’art monumentaux, les savoir-faire et les usages de l’infrastructure sont jusque-là peu reconnus comme un patrimoine immatériel. Pour les cheminots et les habitants, c’est davantage un patrimoine vivant qui émerge au moment où la fermeture de certains guichets est crainte et que l’infrastructure matérielle se fragilise. Non plus seulement tourné vers le passé et avant tout porté par les citoyens, ce patrimoine révèle les attachements des usagers et des cheminots à une ligne que chacun souhaite pérenne.