Un décor peint médiéval découvert et restauré au XIXe siècle dans l’église Notre-Dame-du-bourg à Rabastens (Tarn) : critique d’authenticité et sa restauration aujourd’hui

La quasi-totalité des élévations intérieures de l’église Notre-Dame-du-bourg à Rabastens (Tarn), environ 3 560 m2, est recouverte de peintures murales d’époques différentes restaurées principalement au XIXe, puis ponctuellement au XXe siècle.Oubliés et cachés sous des badigeons depuis 1594, des déco...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/pds,
Glavni autori: Godin, Rosalie, Nowik, Witold, Fabris, Tiphaine, Brissaud, Didier, Bouchardon, Dominique, Peron, Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Patrimoines du Sud 2023
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:La quasi-totalité des élévations intérieures de l’église Notre-Dame-du-bourg à Rabastens (Tarn), environ 3 560 m2, est recouverte de peintures murales d’époques différentes restaurées principalement au XIXe, puis ponctuellement au XXe siècle.Oubliés et cachés sous des badigeons depuis 1594, des décors peints d’époque médiévale ont été découverts et restaurés de 1860 à 1863 par Joseph Engalière, artiste peintre. Aujourd’hui, la commune s’engage dans un programme de restauration générale du bâtiment et de ses peintures intérieures. Une étude de diagnostic de ces dernières s’est déroulée de 2017 à 2020. Dans la connaissance des décors et leur critique d’authenticité, la principale difficulté a été de mettre en évidence l’ampleur de la restauration - parties originales repeintes, parties reconstituées ou parties créées par Joseph Engalière. Plusieurs moyens ont été mis en œuvre : corrélations entre documents d’archives et observations sur place sous différents angles d’éclairage, sondages stratigraphiques, repérage des différents matériaux avec l’imagerie de fluorescence sous UV et leur identification grâce aux analyses élémentaires avec la spectroscopie d’émission atomique dans le plasma induit par le laser et la spectroscopie de fluorescence X. Cette approche combinée a permis de caractériser et de différencier précisément la peinture d’origine de l’intervention de Joseph Engalière.Aujourd’hui, comment envisageons-nous la conservation et la restauration de cet ensemble unique ? Une méthodologie à adapter à « grande échelle » en cours des différentes phases de travaux est proposée.