Le moulin hydraulique fortifié de Canet (Aude) : un château/usine des archevêques de Narbonne (XIIIe-début XXe siècle)
Propriété privée, le moulin de Canet conserve de spectaculaires vestiges médiévaux et des adjonctions postérieures témoignant de son intense utilisation durant sept siècles. Ces dernières années, des recherches bénévoles (histoire, archéologie du bâti, dendrochronologie…) ont abouti à une approche g...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/pds, |
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| Autori principali: | , , , , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Patrimoines du Sud
2023
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Propriété privée, le moulin de Canet conserve de spectaculaires vestiges médiévaux et des adjonctions postérieures témoignant de son intense utilisation durant sept siècles. Ces dernières années, des recherches bénévoles (histoire, archéologie du bâti, dendrochronologie…) ont abouti à une approche globale de ce véritable château-usine sur l’eau édifié sur la rive droite de l’Aude (commune de Canet (Aude)). La documentation a mis en exergue plusieurs documents inédits, comme la copie d’un procès de 1236 illustrant les toutes premières décennies du moulin ou la comptabilité de la baylie de Canet pour les années 1334-1335 et 1346-1347. On y lit la trajectoire d’un édifice servant à la fois de grand grenier et d’usine à l’archevêque, particulièrement rentable durant tout le Moyen Âge, avant qu’un lent déclin ne s’amorce durant la période moderne en raison des nombreuses et coûteuses réparations apportées à la chaussée. Après la Révolution, plusieurs décennies de quasi-désaffection du site précèdent une vaste modernisation en minoterie, avant l’abandon de l’activité en 1928, après un incendie. L’étude du bâti a révélé plusieurs phases de construction témoignant d’un chantier planifié du XIIIe siècle sur l’usine nord, mais aussi de reconstructions fréquentes de l’usine sud (bas Moyen Âge, époques moderne et contemporaine), en raison de crues ou pour prolonger son activité. Enfin, la présence de pieux et traverses immergés de la chaussée a permis de réaliser des prélèvements dendrochronologiques, dont un a livré une datation du XVe siècle. |
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