La maison consulaire du Bourg à Narbonne (Aude) : un édifice médiéval exceptionnel et son évolution (XIIIe-XVIIe-XIXe siècles)
En 2011, un diagnostic archéologique de l’INRAP au n° 7, rue Benjamin Crémieux, à Narbonne (Aude) a confirmé la présence des vestiges de l’ancienne maison consulaire du Bourg, datable du milieu du XIIIe siècle. La nature et la qualité de la construction ont motivé son classement au titre des monumen...
Shranjeno v:
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Patrimoines du Sud
2022
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | En 2011, un diagnostic archéologique de l’INRAP au n° 7, rue Benjamin Crémieux, à Narbonne (Aude) a confirmé la présence des vestiges de l’ancienne maison consulaire du Bourg, datable du milieu du XIIIe siècle. La nature et la qualité de la construction ont motivé son classement au titre des monuments historiques en 2013 et la prescription d’une étude du bâti avant travaux en 2015 (ALC Archéologie). Ces recherches ont permis de restituer un vaste bâtiment d’environ 24 m de long sur 13 m de large, dont le rez-de-chaussée divisé par deux refends était occupé au moins depuis la fin du XVe siècle par des boutiques ouvrant sur la rue. Le premier étage, d’un seul tenant, était orné de peintures et couvert d’une toiture à fermes apparentes s’élevant à 8 m. Il était éclairé côté sud par six vastes fenêtres géminées de 5 m de haut surmontées d’une archivolte aujourd’hui bûchée. Elles étaient surplombées d’une corniche à modillons sculptés, pour certains en remploi. Aux XVIIe puis XIXe siècle, cet ensemble a subi d’importantes transformations qui ont profondément dénaturé les maçonneries d’origine (destruction des ouvertures médiévales, percement de portes et de fenêtres, divisions, etc.). Peu connue, cette maison consulaire constitue toutefois un témoin exceptionnel d’architecture civile qui n’a pratiquement pas d’équivalents en France, hormis la maison romane de Saint-Antonin-Noble-Val (Tarn-et-Garonne ; milieu XIIe siècle) ou l’aula du palais consulaire d’Arles (Bouches-du-Rhône ; fin XIIe-début XIIIe siècles). |
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