« An impression of déjà-lu », quelques effets intertextuels dans Carpenter’s Gothic et Gothique charpentier
Dans cet article, l’intertextualité qui parcourt et structure le roman de William Gaddis, Carpenter’s Gothic (1985), est définie comme « an impression of déjà-lu » et s’inscrit dans la problématique de la réminiscence. Trois aspects sont privilégiés, la co-présence de textes autres (hypotextes), pri...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/palimpsestes, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Palimpsestes
2013
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans cet article, l’intertextualité qui parcourt et structure le roman de William Gaddis, Carpenter’s Gothic (1985), est définie comme « an impression of déjà-lu » et s’inscrit dans la problématique de la réminiscence. Trois aspects sont privilégiés, la co-présence de textes autres (hypotextes), principalement la Bible et Jane Eyre, le collage d’éléments non fictionnels et l’auto-citation. Sous ses différentes formes, le fonctionnement intertextuel du roman questionne la notion d’identité, la frontière entre vrai et faux, entre réalité et fiction, le statut de la lettre du texte et la place du lecteur. L’étude de quelques exemples permet de cerner comment la présence d’un hypotexte est révélée ou dissimulée au lecteur, comment les contours du corps étranger sont dessinés puis estompés par diverses strates intertextuelles. L’analyse de la traduction – très littérale – de Marc Cholodenko s’attache à mettre au jour les difficultés surmontées, qu’elles soient d’ordre linguistique ou culturel, et à mieux comprendre comment les relations intertextuelles en jeu dans l’original, filtrées par le déjà-lu du traducteur et du lecteur peuvent se développer dans la version traduite. |
|---|