Sous-le-Roc (Saint-Léon-Sur-Vézère, Dordogne) : un gisement aurignacien en vallée de la Vézère. Bilan des données anciennes et récentes (sondages 2016)
Dans le registre archéologique, le lieu-dit Sous-le-Roc (Saint-Léon-sur-Vézère, Dordogne), qui s’étend sur plus de 200 m, est connu depuis la fin du XIXe siècle, période à laquelle A. Reverdit constate la présence de différentes occupations le long de la falaise et y entreprend les premières fouille...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/paleo, |
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| Auteurs principaux: | , , , , , , , , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Paleo
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans le registre archéologique, le lieu-dit Sous-le-Roc (Saint-Léon-sur-Vézère, Dordogne), qui s’étend sur plus de 200 m, est connu depuis la fin du XIXe siècle, période à laquelle A. Reverdit constate la présence de différentes occupations le long de la falaise et y entreprend les premières fouilles. Quelques dizaines d’années plus tard, D. Peyrony y effectue de nouvelles recherches, limitées, qui lui permettent de mettre au jour un ensemble associant des éléments aurignaciens et gravettiens (SLR I). La publication de ces travaux est cependant très succincte et laisse de nombreuses questions en suspens concernant les modalités d’occupation du site. Des opérations de sondage sont donc entreprises en 2016 sous la direction de R. White pour tenter d’en apprendre davantage et d’évaluer le potentiel archéologique de ce vaste gisement.Cet article propose de faire le bilan des opérations de terrain conduites le long de la falaise de Sous-le-Roc et de l’étude des collections archéologiques associées. S’agissant des fouilles conduites par D. Peyrony, le réexamen de la collection a montré qu’elle associait des pièces pouvant être attribuées d’une part, à l’Aurignacien ancien et d’autre part, au Gravettien lato sensu. Faute d’indications précises et en dépit de nos recherches sur le terrain, il ne nous a pas été possible de localiser précisément le secteur fouillé (SLR I). L’état de conservation du matériel et sa composition nous incitent toutefois à penser que D. Peyrony a fouillé des niveaux in situ, éventuellement mélangés, mais préservés en partie par l’éboulisation.Les opérations menées en 2016 ont, quant à elles, permis d’identifier un abri-sous-roche effondré aux parois anciennement peintes (SLR V) et dont le remplissage, ayant livré un riche matériel archéologique, documente deux phases du techno-complexe aurignacien : le Protoaurignacien, et l’Aurignacien récent classique. Bien que les sédiments aient été fortement affectés par l’activité des blaireaux, le matériel recueilli positionne le site comme un jalon important de l’Aurignacien dans la vallée de la Vézère par la présence d’une phase très rarement documentée dans ce secteur, le Protoaurignacien. De rares éléments lithiques ainsi que quelques dates très récentes pourraient également suggérer un passage au cours de l’Aurignacien final. |
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