Le Gravettien de la France méditerranéenne

Il est proposé un état des lieux, d’après les données disponibles, du Gravettien en France méditerranéenne (Provence, Languedoc- Roussillon et Vallée du Rhône). Malgré des données assez disparates et de valeur inégale, la région présente un intérêt certain pour la compréhension du Gravettien. Le Rhô...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/paleo,
Auteur principal: Bazile, Fréderic
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Paleo 2009
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Il est proposé un état des lieux, d’après les données disponibles, du Gravettien en France méditerranéenne (Provence, Languedoc- Roussillon et Vallée du Rhône). Malgré des données assez disparates et de valeur inégale, la région présente un intérêt certain pour la compréhension du Gravettien. Le Rhône joue sans doute un rôle important à la fois de frontière culturelle et de voie de communication. Le Gravettien ancien reste rare ou mal représenté (lacune de la recherche ?). Il s’agit d’un Gravettien à pointes de la Gravette seule (Gravettien ancien indifférencié). Les faciès à Font-Robert et à fléchettes ne sont pas véritablement attestés. La séquence gravettienne continue par le faciès Noaillien qui s’étend de la Provence à l’ouest, jusqu’à la Campanie à l’est. Ce faciès n’est pas connu sur la côte méditerranéenne du Languedoc-Roussillon et de l’Espagne. Il est, par contre, présent dans la moyenne vallée du Rhône, principalement dans les gorges de l’Ardèche. Le Gravettien supérieur et final montre une certaine diversification selon les régions. En Provence, la frontière reste floue entre le Gravettien final et l’Epigravettien ; dans cette région, comme en Italie, le Gravettien poursuit son évolution au Tardiglaciaire sous la forme d’un Epigravettien. A l’ouest du Rhône, le Languedoc connaît une évolution plus en rapport avec le Sud-Ouest avec l’apparition du Solutréen, puis du Magdalénien. Il faut cependant signaler des industries encore mal caractérisées, identifiées parfois comme aurignaciennes, comme à La Salpétrière, qui occupent la position du Gravettien terminal. Plusieurs auteurs voient, dans ces faciès de la fin du Gravettien, l’origine des industries solutréennes et épi-gravettiennes qui s’individualiseront différemment à l’est et à l’ouest du Rhône. La question reste ouverte en l’état des recherches. Il manque encore à la France méditerranéenne une bonne série de datations absolues, une approche technolgique du gravettien et surtout un renouveau de l’archéologie de terrain (nouvelles fouilles). Plusieurs découvertes récentes, une meilleure considération des gisements de plein air autorisent cependant une vision optimiste pour les recherches futures.