Essai d’une anthropologie des images paléolithiques du Roc-aux-Sorciers (Angles-sur-l’Anglin, Vienne, France) : entre continuités et discontinuités
Quelles relations établissent les humains avec le milieu au Paléolithique supérieur ? Quelles perméabilités se jouent entre humains, non-humains et environnement ? Quel rôle joue la production d’images dans cette relation au territoire et aux autres durant le Paléolithique ? Les recherches menées su...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/paleo, |
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| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Paleo
2020
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Quelles relations établissent les humains avec le milieu au Paléolithique supérieur ? Quelles perméabilités se jouent entre humains, non-humains et environnement ? Quel rôle joue la production d’images dans cette relation au territoire et aux autres durant le Paléolithique ? Les recherches menées sur le site magdalénien du Roc-aux-Sorciers (Angles-sur-l’Anglin, Vienne), gisement majeur pour le Paléolithique supérieur, nous permettent d’aborder ces questions. La frise sculptée monumentale, exposée plein sud à la vue de tous, en contexte d’habitat, place l’image de manière structurante dans les relations entre existants. Sur la paroi calcaire du Roc-aux-Sorciers, sont représentés des animaux et des humains qui peuvent signifier l’expression de continuités et de discontinuités telles que développées par l’anthropologie sociale (Descola 2005). Bouquetins, bisons, chevaux et humains sont autant d’entités dans le paysage que l’image place dans des réseaux de représentations. Le cycle de la vie, l’organisation au sein des espèces, les associations très structurées entre certaines d’entre elles, dont l’art pariétal du Roc-aux-Sorciers témoigne, montrent la diversité des rapports qu’entretiennent les existants. Il est probable par exemple, que la sociabilité des animaux exprimée par les images, caractérise la sociabilité des humains. Les figures humaines de type réaliste, en revanche, soulignent peut-être d’autres singularités posant la question de l’émergence, dans la représentation, de l’individu. Comment alors, dans ces problématiques, l’archéologie préhistorique peut-elle interroger les concepts développés par l’anthropologie sociale ? Cet article vise à discuter de ces notions et se place dans la suite des travaux que nous avons lancés ces dernières années sur la géographie sociale, les enjeux anthropologiques des images et la notion de territoire symbolique. |
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