Teneurs en carbone-13 du collagène de grands mammifères du site de Pont d’Ambon (Dordogne, France) : implications pour l’environnement et son exploitation au Tardiglaciaire dans le Sud-ouest de la France

Le site de Pont d’Ambon (Dordogne, France) présente une stratigraphie recouvrant les cultures de la fin du Magdalénien et de l’Azilien (environ 12800 à 9500 ans BP). Au sein des restes de grands mammifères, le Renne est remplacé à l’Azilien par le Cerf accompagné d’espèces réputées forestières comme...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/paleo,
Auteurs principaux: Drucker, Dorothée, Célérier, Guy
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Paleo 2010
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le site de Pont d’Ambon (Dordogne, France) présente une stratigraphie recouvrant les cultures de la fin du Magdalénien et de l’Azilien (environ 12800 à 9500 ans BP). Au sein des restes de grands mammifères, le Renne est remplacé à l’Azilien par le Cerf accompagné d’espèces réputées forestières comme le Chevreuil et le Sanglier. Le bon état de conservation du collagène a permis de réaliser des mesures isotopiques. Les teneurs en carbone-13, discriminantes entre les milieux ouverts de prairie ou de forêt clairsemée et les milieux fermés de forêt dense, ont été plus particulièrement examinées. Les valeurs de δ13C des collagènes des rennes des couches inférieures de Pont d’Ambon sont représentatives de celles mesurées sur les derniers représentants de cette espèce dans le sud-ouest de la France. Ces valeurs sont significativement plus basses que celles du Magdalénien inférieur et moyen pour la même région et pourraient refléter un changement d’interaction entre le Renne et son environnement au Tardiglaciaire. L’ensemble des grands herbivores des couches aziliennes de Pont d’Ambon présente des signatures isotopiques de milieu ouvert, y compris le Chevreuil et le Sanglier. Concernant le Cerf, une valeur de δ13C caractéristique d’un milieu forestier dense est trouvée pour un seul individu de la couche azilienne la plus récente. De ces résultats, il ressort que durant l’Azilien à Pont d’Ambon, les humains prélèvent les Ongulés préférentiellement dans un biotope de type ouvert. La présence d’un cerf de milieu forestier dans le cortège faunique à la fin de l’Azilien pourrait signifier l’apparition d’un nouvel habitat pour le cerf et/ou un changement dans le mode de prélèvement humain.