Réflexions autour d’une censure « banale » : lancement du film Golden Scars à Santiago de Cuba

Le film ethnographique Golden Scars (2010) réalisé par l’auteur de cet article a été officiellement lancé à Santiago de Cuba en août 2011. Dans ce documentaire, deux jeunes rappeurs cubains partagent leurs peurs et leurs rêves sans toutefois aborder directement le thème de la Révolution. Cependant,...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/pa,
Autor principal: Boudreault-Fournier, Alexandrine
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Parcours anthropologiques 2013
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Le film ethnographique Golden Scars (2010) réalisé par l’auteur de cet article a été officiellement lancé à Santiago de Cuba en août 2011. Dans ce documentaire, deux jeunes rappeurs cubains partagent leurs peurs et leurs rêves sans toutefois aborder directement le thème de la Révolution. Cependant, leur narration n’est pas vide de sens politique. Des pointes d’ironie démontrent que ces jeunes n’ont pas leur langue dans leur poche. Cet article examine une scène de Golden Scars identifiée par des autorités culturelles comme étant problématique du point de vue idéologique. Surprise : ces mêmes autorités ont décidé de censurer la « scène de Fidel » peu avant le début du lancement. Cet article propose une discussion de la réception des textes audio-visuels produits par des anthropologues de retour sur le terrain d’accueil en prenant l’événement du lancement de Golden Scars et de sa censure comme point d’analyse. Une réflexion sur les dynamiques narratives apparues lors du lancement nous permet d’affirmer une fois de plus que la jeunesse cubaine adopte un discours ambivalent face à la Révolution, sans toutefois se positionner à l’encontre, ni en dehors du projet révolutionnaire.