Approche dispositionnelle et affective de l’intention d’abandonner en doctorat
Cette étude s’intéresse aux profils des doctorants qui souhaitent abandonner leur thèse et ceux qui souhaitent au contraire persévérer. Très peu d’études se sont intéressées à l’influence de la personnalité sur la motivation des doctorants. Dans cet objectif, une étude longitudinale a été réalisée a...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/osp, |
|---|---|
| 主要な著者: | , , |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
L’Orientation scolaire et professionnelle
2026
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cette étude s’intéresse aux profils des doctorants qui souhaitent abandonner leur thèse et ceux qui souhaitent au contraire persévérer. Très peu d’études se sont intéressées à l’influence de la personnalité sur la motivation des doctorants. Dans cet objectif, une étude longitudinale a été réalisée auprès de 81 doctorants en sciences humaines et sociales de 2020 (T1) à 2021 (T2). Les doctorants ont été soumis à un questionnaire de personnalité, une mesure de leur sentiment d’auto-efficacité en matière de compétences de recherche, et une mesure de leur niveau d’anxiété et de dépression. L’objectif était de déterminer si l’intention d’abandon (vs. de persistance) déclarée par les doctorants pouvait être mise en lien avec des profils de personnalités, tout en considérant aussi leur vécu émotionnel et leur sentiment d’auto-efficacité. Les résultats ont montré l’intérêt de discriminer les doctorants selon leurs intentions de persister ou d’abandonner, afin de mieux comprendre l’expérience du parcours doctoral. Les dimensions de la personnalité impliquées significativement dans l’intention d’abandonner ne sont pas les mêmes que celles impliquées dans l’intention de persister. De plus, que les doctorants souhaitent abandonner ou persister, il apparaît que l’expérience du doctorat tend à se dégrader avec le temps, mais que les raisons de cette dégradation diffèrent selon le groupe de doctorants considéré. Dans l’ensemble, cette étude met en lumière que l’approche de l’intention d’abandonner ou de persister des doctorants gagnerait à être personnalisée. Des pistes destinées aux universités, écoles doctorales et directeurs de thèse sont à cet égard fournis pour alimenter la réflexion sur l’encadrement des doctorants. |
|---|