Nouvelle Gestion Publique et logement social en Angleterre : une gouvernance sous haute surveillance ?
Des années durant, l’étude du logement a été délaissée par les universitaires travaillant dans le champ de la Nouvelle Gestion Publique. Sa position particulière en marge de l’État providence les a en effet conduits à supposer que le logement avait été épargné par les tenants de la Nouvelle Gestion...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/osb, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Observatoire de la société britannique
2011
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Des années durant, l’étude du logement a été délaissée par les universitaires travaillant dans le champ de la Nouvelle Gestion Publique. Sa position particulière en marge de l’État providence les a en effet conduits à supposer que le logement avait été épargné par les tenants de la Nouvelle Gestion Publique après 1979. Cet article a pour objectif de dissiper ce malentendu et de montrer que le logement a été profondément transformé depuis trente ans, en accord avec les principes de la NGP. Pour ce faire, nous nous pencherons dans une première partie sur la nature des liens qui unissent le logement et l’État providence. Ceux-ci expliquent pourquoi les Conservateurs se sont attaqués au logement si tôt après 1979. En second lieu, nous examinerons les réformes mises en œuvre entre 1979 et 1997 sous l’angle de cinq mécanismes de la NGP. Leur ampleur prouve que le logement constitue en quelque sorte un laboratoire pour la NGP. Enfin, nous dresserons le bilan des réformes introduites après 1997, en usant du même filtre par souci de cohérence. Nous pourrons ainsi comparer le bilan des deux partis et tirer les leçons de trente ans de NGP dans le domaine. Ces trois décennies sont marquées par un paradoxe : des réformes censées décentraliser la gestion de ce service public auront in fine conduit à un plus grand degré de contrôle par l’Etat. |
|---|