Tony Blair et les Etats-Unis : une vision du monde partagée

Tony Blair, malgré sa volonté de jouer un rôle actif et positif dans l'Union européenne, a fait le choix de suivre le gouvernement américain en Irak en 2003, créant de graves fractures avec ses partenaires européens. Cette priorité accordée à la « relation spéciale » avec les États-Unis n'...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/osb,
Autor principal: Schnapper, Pauline
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Observatoire de la société britannique 2011
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Tony Blair, malgré sa volonté de jouer un rôle actif et positif dans l'Union européenne, a fait le choix de suivre le gouvernement américain en Irak en 2003, créant de graves fractures avec ses partenaires européens. Cette priorité accordée à la « relation spéciale » avec les États-Unis n'est pas nouveau pour un Premier Ministre britannique, mais il l'a poussé plus loin que ses prédécesseurs, au risque d'une grande impopularité dans son propre pays. Cette décision s'explique par le parcours idéologique de Blair depuis 1997, qui a élaboré une doctrine de l'intervention humanitaire dès 1999 et l'a étendue à l'Irak. L'investissement passé (politique, économique et militaire) dans la relation spéciale était tel qu'il était peut-être difficile pour le Premier Ministre de faire un autre choix.