Le Brexit et la place de l’Angleterre dans une Constitution en crise : l’exemple de la réforme « English votes for English laws »
Face à la montée du nationalisme anglais et aux problèmes posés par la West Lothian Question (le fait que les députés écossais étaient en mesure de voter sur des affaires ne concernant que l’Angleterre), David Cameron a décidé, le lendemain du référendum sur l’indépendance de l’Écosse le 19 septembr...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/osb, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Observatoire de la société britannique
2021
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Face à la montée du nationalisme anglais et aux problèmes posés par la West Lothian Question (le fait que les députés écossais étaient en mesure de voter sur des affaires ne concernant que l’Angleterre), David Cameron a décidé, le lendemain du référendum sur l’indépendance de l’Écosse le 19 septembre 2014, de répondre par la réforme EVEL (English Votes for English Laws). Cette réforme, qui avait pour objectif de faire entendre la voix d’une Angleterre qui se sentait délaissée au profit des trois nations dévolues, n’a toutefois pas permis d’endiguer la montée nationaliste anglaise puisque l’Angleterre décidait, six mois plus tard, d’exprimer son souhait de sortir de l’Union européenne, entrainant alors le Royaume-Uni tout entier avec elle.Cet article vise à comprendre le mécanisme EVEL et les symptômes que cette réforme partage avec le Brexit, tout d’abord dans le constat (soit la montée nationaliste anglaise), puis dans la réponse politique de David Cameron (motivée par des raisons internes au parti conservateur), et enfin dans sa traduction juridique (deux réformes constitutionnelles pensées à la hâte et aux conséquences incertaines). Ainsi, à partir du cas d’EVEL, cet article permettra d’élargir la réflexion sur la très forte politisation de la Constitution et ses effets pervers sur les institutions britanniques. |
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