Peut-on combiner restrictions budgétaires et amélioration de l’efficience du système de santé ? L’exemple de la chirurgie en France et au Royaume-Uni

Dans les pays de l’OCDE, la régulation des dépenses de santé a toujours porté principalement sur les dépenses des établissements de santé. Après le prix de journée puis le budget global, de nouveaux principes tarifaires basés sur l’activité médicale ont été introduits à la fin des années quatre-ving...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/osb,
Glavni avtor: Hirtzlin, Isabelle
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Observatoire de la société britannique 2018
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Dans les pays de l’OCDE, la régulation des dépenses de santé a toujours porté principalement sur les dépenses des établissements de santé. Après le prix de journée puis le budget global, de nouveaux principes tarifaires basés sur l’activité médicale ont été introduits à la fin des années quatre-vingt-dix en Europe. La chirurgie est une activité centrale dans les soins hospitaliers. En permettant une diminution significative de la durée de séjour, la pratique chirurgicale dite « ambulatoire », c’est-à-dire sans hébergement, a rapidement été vue comme le nouvel eldorado de la maîtrise des dépenses. Pourtant les principes initiaux de décote tarifaire appliqués à cette activité rendaient peu attractif son développement pour les établissements. Cela a contribué au retard dans la mise en œuvre de la chirurgie ambulatoire dans plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni. Aussi, au début des années 2000, les régulateurs des deux pays ont adopté un tarif identique pour la chirurgie ambulatoire et l’hospitalisation complète, pour une liste limitée de procédures chirurgicales. Le Royaume-Uni est allé plus loin en 2010 avec l’introduction d’un tarif à la meilleure pratique. Le principe britannique a permis de mettre en place un tarif plus élevé pour la chirurgie ambulatoire que pour l’hospitalisation complète. Il a pour l’instant eu des effets assez limité sur la part de l’hospitalisation privée car il s’applique sur un nombre limité de procédures. Dans ces deux pays il n’y a cependant aucune certitude que cette politique contribuera à réduire les ressources totales allouées à la chirurgie et à satisfaire ainsi les contraintes budgétaires nationales.