Naufrages, tempêtes et pleurs : la vision dysphorique de la foi chez Catherine de Saint-Augustin
Cette étude vise à examiner l’utilisation de la “métaphore aquatique” dans ce que nous considérons comme la première Vie écrite en Nouvelle-France. La Vie de la mère Catherine de Saint-Augustin a été publiée par le Père Paul Ragueneau, son directeur spirituel, en 1671, après la mort de la religieuse...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/oltreoceano, |
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Oltreoceano
2026
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| 主題: | |
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Cette étude vise à examiner l’utilisation de la “métaphore aquatique” dans ce que nous considérons comme la première Vie écrite en Nouvelle-France. La Vie de la mère Catherine de Saint-Augustin a été publiée par le Père Paul Ragueneau, son directeur spirituel, en 1671, après la mort de la religieuse. Bien qu’il s’agisse d’une écriture autobiographique en germe, l’ouvrage présente incontestablement des caractéristiques novatrices d’un point de vue narratif et linguistique. À travers l’étude menée par Gaston Bachelard dans son essai L’eau et les rêves (1942), nous nous proposons de mettre en valeur la richesse de l’élément aquatique chez la religieuse. En particulier, ce dernier est une composante fortement utilisée par la moniale pour exprimer son état intérieur. Débarquée sur le nouveau continent le 19 août 1648, les écrits de l’hospitalière sont fortement marqués par la traversée de l’Atlantique au cours de laquelle son existence semble basculer entre la vie et la mort. Le navire et la tempête sont en effet au centre de nombreuses métaphores utilisées pour décrire des circonstances difficiles ou des moments où Catherine se trouve suspendue entre deux situations diamétralement opposées. Élément hautement symbolique de la liturgie chrétienne, l’eau bénite est également l’un des symboles qu’adopte la religieuse comme instrument de purification du mal et de recours en cas de besoin. Elle devient ainsi le moyen par lequel Dieu peut protéger la fidèle des visions démoniaques qui la tourmentent. Nous verrons ensuite comment, même dans l’Enfer, l’eau revêt une signification hautement symbolique en tant qu’expression parfaite du mariage des contraires. Enfin, nous consacrerons un espace aux larmes et aux pleurs. Ces dernières sont avant tout l’élément principal par lequel la jeune femme exprime son chagrin, mais aussi, selon les circonstances, le moyen par lequel elle demande l’intercession divine. L’eau devient ainsi un symbole profond, fortement lié à son contexte, qui permet à ceux qui l’utilisent de construire leur propre image mais aussi d’entrer davantage en contact avec le monde spirituel. |
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