De centre de torture à patrimoine de l’humanité. L’École de Mécanique de la Marine (ESMA) comme emblème de la mémoire
Le centre clandestin de détention qui a fonctionné dans l’École de Mécanique de la Marine (ESMA) dans la ville de Buenos Aires a été l’un des plus actifs et connus de la dernière dictature Argentine (1976-1983). Malgré ses singularités, non généralisables à l’ensemble des centres clandestins de déte...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2024
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Le centre clandestin de détention qui a fonctionné dans l’École de Mécanique de la Marine (ESMA) dans la ville de Buenos Aires a été l’un des plus actifs et connus de la dernière dictature Argentine (1976-1983). Malgré ses singularités, non généralisables à l’ensemble des centres clandestins de détention, l’ESMA est devenu avec le temps un emblème de la mémoire destiné à représenter d’une part les horreurs qui se sont déroulées pendant la dictature et d’autre part l’importance des droits humains pour la démocratie argentine. Cet article reconstruit et tente de conceptualiser ce « processus d’emblématisation » de 1984 jusqu’à aujourd’hui. Les plus importantes représentations du centre clandestin, ainsi que les débats publics à propos du lieu dans lequel il a fonctionné font l’objet d’une analyse approfondie. Ainsi, ce texte se centre sur quatre séquences particulières : les débuts de la transition (1984), les déclarations d’un agent de la répression de l’ESMA (1995), la transformation du site de l’ESMA en espace pour la mémoire (2004) et l’inauguration du Musée et lieu de mémoire ESMA (2015). Cette étude ouvre aussi des interrogations sur un plan plus général à propos des processus sociaux de la mémoire, leurs défis et leurs tensions. |
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