La question de l’électricité dans les discours politiques au Guatemala, après le conflit civil de 1960-1996
Liée à un projet d’émancipation nationale dans les années 1950, l’électrification du Guatemala est amarrée à une politique génocidaire dirigée contre les populations indigènes lors du confit civil de 1960-1996. Après la fin du confit en 1996, l’industrie électrique, ouverte au secteur privé, cherche...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2022
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Liée à un projet d’émancipation nationale dans les années 1950, l’électrification du Guatemala est amarrée à une politique génocidaire dirigée contre les populations indigènes lors du confit civil de 1960-1996. Après la fin du confit en 1996, l’industrie électrique, ouverte au secteur privé, cherche à prendre ses distances vis-à-vis de ce passé en insistant sur l’aspect novateur des projets qu’elle porte. Cependant, des contestations relatives à la qualité et au coût du service de distribution se font jour. Elles se structurent en mouvement national au tournant des années 2010 par l’entremise du Comité de Desarrollo Campesino. Ce mouvement, né du processus de paix et en partie issu des guérillas, devient la principale force de mobilisation dans le pays en militant pour une renationalisation de l’énergie électrique. À partir d’une analyse de discours, cet article montre comment les conflits de l’électricité, lieux d’une association originale de références, de symboles et de ressources, invitent à réinterroger certains cadres proposés pour l’analyse des mouvements sociaux au Guatemala. |
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