Une île couverte de montagnes et de fleuves : Hispaniola dans quelques traductions et appropriations françaises de chroniques des Indes au XVIe siècle

Première île américaine à être occupée par les Européens, Hispaniola/Haïti représente un laboratoire du phénomène colonial au Nouveau monde. Sa conquête physique s’est accompagnée d’un processus d’appropriation symbolique et idéologique qui se manifeste par une mise en écriture de son espace et de s...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
1. autor: Goldman, Oury
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Nuevo mundo mundos nuevos 2020
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Première île américaine à être occupée par les Européens, Hispaniola/Haïti représente un laboratoire du phénomène colonial au Nouveau monde. Sa conquête physique s’est accompagnée d’un processus d’appropriation symbolique et idéologique qui se manifeste par une mise en écriture de son espace et de ses réalités. Les fleuves et les montagnes de l’île y apparaissent comme autant d’opportunités et de défis pour les Espagnols : ils offrent les moyens pour pénétrer et baliser l’île, ils abritent les ressources qui ont permis d’enraciner la présence impériale, mais s’offrent aussi comme de multiples pôles de résistance à la mise en sujétion de la nature et des hommes. L’article étudie la manière dont les montagnes et les fleuves de cette île caribéenne sont mis en scène comme des défis multiformes à l’appropriation de l’espace américain par les Espagnols, à la fois dans les traductions françaises des premières histoires des Indes (Pierre Martyr d’Anghiera, Bartolomé de Las Casas, Francisco López de Gómara, Gonzalo Fernández de Oviedo) ainsi que dans leurs appropriations dans différents traités géographiques français (André Thevet, François de Belleforest).