Prisons et justice en territoire navajo : de la quête de souveraineté au changement de société.
En janvier 2010, le gouvernement navajo (à la tête de la plus vaste nation amérindienne aux États-Unis) a autorisé la construction de trois nouvelles prisons, beaucoup plus importantes que celles déjà présentes sur leur territoire. Cet article analyse comment la construction de ces prisons peut être...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2019
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | En janvier 2010, le gouvernement navajo (à la tête de la plus vaste nation amérindienne aux États-Unis) a autorisé la construction de trois nouvelles prisons, beaucoup plus importantes que celles déjà présentes sur leur territoire. Cet article analyse comment la construction de ces prisons peut être vue comme un instrument d'exercice du pouvoir par les autorités navajos, au sein d'une société dans une situation (post)coloniale (en éclairant par là le rapport avec l'État fédéral). Depuis 1982, le gouvernement navajo a intégré au système juridique en place un mode de résolution des conflits basé sur la conciliation et désigné comme plus « traditionnel » : le peacemaking (Hózhóji Naat’aah). Face à une justice tribale jusqu’ici calquée sur le modèle étasunien et dans ce contexte d’expansion carcérale, nous montrerons comment la revendication d’un mode navajo de résolution des conflits, constitue un véritable enjeu pour les acteurs impliqués dans le peacemaking. |
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