Essai de géographie historique de la Caraïbe révolutionnaire (fin XVIIIe s.-ca. 1820)
Les représentations cartographiques communément offertes de la Caraïbe de la fin du XVIIIe-début du XIXe s. par les historiens comme les contemporains n’en rendent ni la complexité ni les dynamiques : elles figurent bien plus les désirs des Puissances européennes en Amérique que la réalité des souve...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2019
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les représentations cartographiques communément offertes de la Caraïbe de la fin du XVIIIe-début du XIXe s. par les historiens comme les contemporains n’en rendent ni la complexité ni les dynamiques : elles figurent bien plus les désirs des Puissances européennes en Amérique que la réalité des souverainetés multiples, amérindiennes notamment, qui s’y exerçaient – ou l’absence même de souveraineté. Les révolutions de cette période et la dissolution concomitante des souverainetés impériales espagnole et française dans la Caraïbe amplifièrent la portée et le volume des circulations maritimes interlopes et transimpériales. Endémiques déjà au XVIIIe s., elles avaient contrecarré de longue date les prétentions des États coloniaux à tout Exclusif. L’étude de ces circulations au tournant du XIXe s. met à jour une géographie alternative de la Caraïbe, composée d’un archipel de souverainetés sous-tendu par une trame maritime, la Caraïbe interlope. Cette géographie n’échappait pas aux partisans des souverainetés nouvelles en Amérique – les États-Unis, Haïti et les gouvernements indépendants de l’Amérique espagnole – qui en étaient le produit autant qu’ils en tiraient profit ; sur elle se hissa alors, autour de Saint-Domingue, la Caraïbe révolutionnaire. |
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