« Forger la patrie » dans la région des Hautes-Terres du Chiapas (1930-1970) : Caciquisme, indigénisme et hégémonie culturelle

Le Mexique s’est construit sur une ambition nationale de parachever une indépendance politique acquise un siècle plus tôt par une logique de développement « vers l’intérieur » pour assurer l’intégration de la nation mexicaine. En son sein, le principal obstacle pour « forger la patrie » a été le « p...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
第一著者: Melenotte, Sabrina
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Nuevo mundo mundos nuevos 2018
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le Mexique s’est construit sur une ambition nationale de parachever une indépendance politique acquise un siècle plus tôt par une logique de développement « vers l’intérieur » pour assurer l’intégration de la nation mexicaine. En son sein, le principal obstacle pour « forger la patrie » a été le « problème indien », auquel les politiques indigénistes ont tenté de répondre. En réalité, au nom de la modernisation des communautés, c’est une forme de domination subtile de l’État qui s’est mise en place après la Révolution, nouant un pacte solide entre indiens et nation. Cet article revient sur l’impact de l’indigénisme d’État dans la municipalité tsotsil de Chenalhó située dans la région des Hautes-Terres du Chiapas. Il s’est agi de l’un des cinq laboratoires nationaux qui installa dans la deuxième moitié du 20e siècle une élite indienne liée au Parti révolutionnaire institutionnel (PRI). Le caciquisme indien étudié ici a transformé de manière durable les relations interethniques et, plus largement, l’organisation politique de l’ensemble de la région.