L’alcalde de barrio en Espagne au XVIIIe siècle : diffusion territoriale et adaptations locales
Le motín d’Esquilache, en 1766, entraîna une réorganisation de la police madrilène dont l’innovation la plus significative fut la création de soixante-quatre alcaldes de barrio pour renforcer le dispositif de surveillance de la capitale. Peu après, ces nouveaux auxiliaires de police et de justice co...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2017
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le motín d’Esquilache, en 1766, entraîna une réorganisation de la police madrilène dont l’innovation la plus significative fut la création de soixante-quatre alcaldes de barrio pour renforcer le dispositif de surveillance de la capitale. Peu après, ces nouveaux auxiliaires de police et de justice connurent une diffusion rapide dans les villes espagnoles, à commencer par les sièges d’audience et de chancellerie, à partir de 1769. L’article examine les contours des polices vicinales dans d’autres villes européennes et ibériques, afin de situer les mesures adoptées à Madrid en 1768 dans le contexte d’expériences aux caractères comparables, aux racines plus anciennes, reposant souvent sur des procédures électives encore en vigueur au XVIIIe siècle. Il s’attache ensuite à la mise en œuvre concrète de l’alcadía de barrio en Espagne, pour tenter d’éclairer quelques-unes des circonstances qui ont pu en faciliter l’adoption et qui ont orienté la charge, d’abord civique et honorifique, vers une professionnalisation progressive. Les instructions madrilènes de 1768 constituèrent un cadre de référence unificateur pour des pratiques de gestion urbaine de proximité et de contrôle social auparavant plus hétérogènes. |
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