Quand la « république » d’Alberdi se fait « monarchiste »

Les écrits de Juan Bautista Alberdi ont souvent été étudiés par le prisme du « républicanisme », l’auteur ayant prôné dans ses Bases la nécessaire construction d’une « république possible » avant l’établissement d’une « république véritable » lorsque la jeune nation argentine aura éduqué son peuple...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
Auteur principal: Sadler, Mélanie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Nuevo mundo mundos nuevos 2016
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Les écrits de Juan Bautista Alberdi ont souvent été étudiés par le prisme du « républicanisme », l’auteur ayant prôné dans ses Bases la nécessaire construction d’une « république possible » avant l’établissement d’une « république véritable » lorsque la jeune nation argentine aura éduqué son peuple dans les principes qui doivent mouvoir un tel régime. Cet article prend le parti de ne pas employer les termes de « république » ou de « républicanisme » comme catégories d’analyse, afin de tenter d’expliquer ce qui peut apparaître comme des contradictions dans les discours de l’auteur qui, selon les périodes, défend catégoriquement le régime républicain ou, à l’inverse, la monarchie. Alberdi joue, de fait, de la très grande plasticité sémantique du terme « république », ce qui lui permet dans bien des cas de ne pas l’opposer à la monarchie. Par ailleurs ‒ Alberdi étant avant tout un pragmatique empirique ‒ la question du régime politique à adopter ne constitue pas le cœur de ses préoccupations ; le régime politique n’est qu’un moyen en vue d’une fin qui serait la civilisation et le progrès. Le meilleur régime politique sera donc celui qui assure paix, ordre et conditions de développement, qu’il s’agisse d’une monarchie ou d’une république.