Negro es negro : La “Africanización” del Pacífico en cuestión

Cet article vise à rendre compte d’un débat qui a profondément agité le champ des études océanistes, et qui s’enracine dans un certain nombre de préjugés qui continuent de traverser le monde académique s’intéressant à cette région. Longtemps décrit comme un havre de paix, l’horizon politique du Paci...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
1. Verfasser: Wittersheim, Eric
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Espagnol
Veröffentlicht: Nuevo mundo mundos nuevos 2016
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Cet article vise à rendre compte d’un débat qui a profondément agité le champ des études océanistes, et qui s’enracine dans un certain nombre de préjugés qui continuent de traverser le monde académique s’intéressant à cette région. Longtemps décrit comme un havre de paix, l’horizon politique du Pacifique Sud s’est brusquement assombri au tournant des années 2000 avec l’apparition simultanée de désordres institutionnels, voire de coups d’État dans plusieurs pays insulaires : Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, etc. L’apparition de violences politiques et la dégradation des conditions sociales ont amené de nombreux politologues à y importer des théories comme celles de “l’État faible” et à y déceler les signes avant-coureurs d’une “africanisation” du Pacifique Sud. Des analyses par ailleurs étayées par une utilisation circonstanciée de l’anthropologie océaniste, qui a abondamment décrit la diversité et l’irréductibilité des sociétés mélanésiennes en particulier. Mais des enquêtes précises montrent qu’il s’agit de conflits et de situations très localisés, enracinés historiquement, ce qui invalide toute entreprise de généralisation à l’échelle du continent. Ce débat sur “l’africanisation du Pacifique”, avec ses forts relents coloniaux, fait par ailleurs écho aux débats sur l’autochtonie et sur la viabilité des États postcoloniaux qui ont cours sur d’autres continents.