Guyane française : lecture d’une colonie par le biais de son commerce des alcools
Cet article analyse le négoce des alcools en Guyane française, au sein du commerce atlantique du début du XIXe siècle, à partir d’ordonnances, de lettres officielles et de données comptables. Plus spécifiquement, y sont étudiées la production et la consommation d’une liqueur spiritueuse appelée tafi...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2016
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article analyse le négoce des alcools en Guyane française, au sein du commerce atlantique du début du XIXe siècle, à partir d’ordonnances, de lettres officielles et de données comptables. Plus spécifiquement, y sont étudiées la production et la consommation d’une liqueur spiritueuse appelée tafia, sous la domination portugaise de la colonie, de 1809 à 1817. Il est à noter que, en dépit du faible nombre d’habitants, la fabrication de cette boisson était alors considérable et son usage jugé dangereux et abusif par le gouvernement en place. Cette étude examine donc, d’une part, les mesures prises par l’administration pour restreindre la vente de tafia. Soulignons toutefois que, si le but de ces autorités semblait être d’en diminuer la consommation, leurs décisions, communiquées sous la forme d’ordonnances, ont permis à l’administration d’obtenir maints avantages pécuniaires via l’application d’amendes et de taxes. Par conséquent, et grâce aux données comptables retenues, il s’agit ici, d’autre part et principalement, de définir l’importance économique du tafia et celle de sa participation au paiement des troupes, préoccupation centrale du gouvernement portugais. |
|---|