En quarantaine pendant la guerre froide : Norbert Wollheim et la détention sur Ellis Island
Les services d’immigration ont longtemps conservé des territoires spéciaux, détenant parfois les nouveaux arrivants pendant des mois, voire des années. L’un de ces territoires – l’iconique Ellis Island dans le port de New York – a servi depuis les années 1920 de lieu pour détenir les radicaux d’orig...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2016
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Les services d’immigration ont longtemps conservé des territoires spéciaux, détenant parfois les nouveaux arrivants pendant des mois, voire des années. L’un de ces territoires – l’iconique Ellis Island dans le port de New York – a servi depuis les années 1920 de lieu pour détenir les radicaux d’origine étrangère et de point de départ pour nombre d’expulsions. Les longues périodes de détentions ont à la fois bouleversé et renforcé les identités des éventuels immigrants. Ce article examine les expériences de Norbert Wollheim, retenu, au début de la Guerre froide, comme élément subversif sur l’île, quelques mois à peine après la condamnation à mort pour espionnage de Julius et Ethel Rosenberg par la cour fédérale des Etats-Unis. Le cas de Wollheim, un survivant d’Auschwitz et ancien dirigeant de la communauté juive en Allemagne de l’Ouest, révèle un chapitre sombre dans la politique d’immigration américaine post Seconde Guerre mondiale, faite d’inclusion et d’exclusion dans une relation marquée par une tension permanente. En même temps, cette histoire aigre-douce illustre comment ce seul « territoire de l’attente » sur l’estuaire de l’Hudson River offre ironiquement un point de vue unique pour comprendre la mentalité et la culture américaines du milieu du XXe siècle. |
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