Conakry, antichambre de Philadelphie pour les réfugiés libériens ?

Cet article présente l’étude de cas d’un territoire de l’attente situé sur le continent africain mais tourné vers les États-Unis. Il s’agit de l’ancienne résidence de l’Ambassadeur du Libéria à Conakry, en Guinée, devenue un squat pour 300 personnes (enquêtes en 2008-2009). La majorité des Libériens...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
Yazar: Simon-Lorière, Hélène
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Nuevo mundo mundos nuevos 2016
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Cet article présente l’étude de cas d’un territoire de l’attente situé sur le continent africain mais tourné vers les États-Unis. Il s’agit de l’ancienne résidence de l’Ambassadeur du Libéria à Conakry, en Guinée, devenue un squat pour 300 personnes (enquêtes en 2008-2009). La majorité des Libériens installés dans ce lieu attendait de pouvoir partir vers les États-Unis dans le cadre du regroupement familial. Le conflit libérien (1990-2003) a en effet renforcé le couple migratoire entre les États-Unis et le Libéria. Dans le cadre de l’ANR Terriat, Laurent Vidal, Alain Musset et Dominique Vidal soulignaient la complexité que recouvre le verbe « attendre » en le rapprochant de trois verbes anglais : to hold on, to wait for et to stand still. Cette grille d’analyse permet de comprendre la diversité des situations des habitants de la Liberian Residence. En suspens dans leurs errances depuis leur confrontation avec la guerre, dans l’attente de la réalisation de leur projet migratoire, voire bloqués là, les habitants de la Residence vivaient dans un microcosme libérien au centre de la capitale guinéenne. Le paradoxe entre le statut foncier du lieu et le statut juridique de réfugiés de ces Libériens accentuait les ambiguïtés de cette situation d’attente.