Le fado et la dictature : les figures de la « victime »
Aujourd’hui, 40 ans après la fin de l’Etat Nouveau (1933-1974) au Portugal, le fado, chant soliste accompagné à la guitare, reste majoritairement représenté dans l’imaginaire collectif portugais comme un « complice » naturel de cette dictature. Pourtant le fado, chant populaire spontané, très longte...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2015
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Aujourd’hui, 40 ans après la fin de l’Etat Nouveau (1933-1974) au Portugal, le fado, chant soliste accompagné à la guitare, reste majoritairement représenté dans l’imaginaire collectif portugais comme un « complice » naturel de cette dictature. Pourtant le fado, chant populaire spontané, très longtemps considéré comme une sous culture, a subi durant cette période une atteinte à sa liberté d’expression. Certes, il a paradoxalement connu une diffusion de masse et le régime a voulu voir en lui un support facile de propagande. Mais le fait que le fado reste perçu comme le symbole moteur d’une idéologie réactionnaire masque la censure dont il a été victime et l’enferme dans un cadre interprétatif qui illustre la complexité de la transition démocratique portugaise. Cristallisant, par son origine thématique (peinture réaliste des « malheurs » de la vie), l’idée de « résignation » humaine, le fado a été stigmatisé, par opposition à son double positif que fut la « chanson engagée », émancipatrice, apparue dans les années 1960. Démontrant ainsi comment la reconnaissance du statut de victime présuppose avant tout une pleine légitimité sociale. |
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