Des femmes dans la cité : les sages-femmes péruviennes du XIXe siècle

L’article s’intéresse à l’intégration dans l’espace public des sages-femmes diplômées péruviennes du XIXe siècle. Cette nouvelle profession naît au lendemain de l’indépendance dans un contexte de lutte contre la dépopulation et de contrôle du corps des femmes, perçues comme futures mères. Alors que...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
Päätekijä: Quiroz-Pérez, Lissell
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Nuevo mundo mundos nuevos 2014
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:L’article s’intéresse à l’intégration dans l’espace public des sages-femmes diplômées péruviennes du XIXe siècle. Cette nouvelle profession naît au lendemain de l’indépendance dans un contexte de lutte contre la dépopulation et de contrôle du corps des femmes, perçues comme futures mères. Alors que les autorités publiques s’en prennent ouvertement aux matrones traditionnelles considérées comme responsables du dépeuplement, l’arrivée d’une sage-femme française, Madame Fessel, permet d’ériger de toutes pièces une maternité associant un hôpital et une école. De par la formation reçue et le savoir-faire acquis, les sages-femmes formées à la maternité se distinguent à la fois des matrones et des médecins. Elles se perçoivent comme les seules habilités à accompagner les femmes en couches. Sans s’organiser en corporation, elles se singularisent par leur compétence et leur présence dans des endroits reculés du pays. Elles obtiennent une reconnaissance sociale et politique qui leur permet le développement d’une certaine agentivité qui peut-être étudiée à travers les archives judiciaires. Ces sources donnent à voir des femmes qui se construisent une autorité fondée sur leur savoir scientifique et s’emparent d’espaces de pouvoir.