Sons, paroles, corps : les musiques populaires contre les convenances sociales
La musique est assurément l’exemple le plus accompli du processus d’« américanisation », qui débute au lendemain de la conquête espagnole. Dans la tradition ibérique, qui rejoint sur ce point celles des Africains et des populations autochtones des Amériques, la musique n’est pas simplement mélodie ;...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2014
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La musique est assurément l’exemple le plus accompli du processus d’« américanisation », qui débute au lendemain de la conquête espagnole. Dans la tradition ibérique, qui rejoint sur ce point celles des Africains et des populations autochtones des Amériques, la musique n’est pas simplement mélodie ; elle implique toujours des paroles (qui racontent une histoire, mythique ou non) et du mouvement (danses), ainsi qu’un spectacle. À partir de quelques exemples, cet article insiste sur deux éléments importants : la subversion permanente des règles de composition ibériques par les populations africaines serviles ou libres et la création d’une culture populaire américaine différente de celle de la péninsule Ibérique. Enfin, et dès le xviiie siècle, les musiques métisses subissent en Espagne et au Portugal des modifications importantes introduites par les minorités : les Gitans (airs américains passés dans le flamenco) et les Africains vivant au sud de l’Europe (le fado, originaire du Brésil, devient un air caractéristique portugais). |
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