Hétéronomie et classifications coloniales. La construction des « nations » indiennes aux confins de l’Amérique espagnole (XVI-XVIIe siècle)
Cet article s’attache à suivre la construction des « nations » indiennes des confins de l’empire espagnol d’Amérique, notamment des provinces de Nouvelle Biscaye et du Tucumán, situées respectivement sur ses bords septentrionaux et méridionaux. Partant du constat de l’origine hétéronome de la plupar...
Αποθηκεύτηκε σε:
| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
|---|---|
| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2010
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cet article s’attache à suivre la construction des « nations » indiennes des confins de l’empire espagnol d’Amérique, notamment des provinces de Nouvelle Biscaye et du Tucumán, situées respectivement sur ses bords septentrionaux et méridionaux. Partant du constat de l’origine hétéronome de la plupart des noms de ces nations, il tente de cerner la logique qui a présidé à leur découpage, et suit la trajectoire taxinomique de certains des groupes indiens concernés. Sur ces zones marginales de l’empire, la « nation » prend un sens particulier, bien différent de celui qui avait cours en Europe et que maniaient les conquérants eux-mêmes pour décrire leur propre identité. Il s’agissait ici davantage d’une catégorie d’enregistrement tributaire des vicissitudes du projet colonial en cours d’installation que de la désignation fidèle d’une identité « ethnique », contrairement à ce qu’une relecture positiviste des sources coloniales l’a établi dès le dernier quart du XIXe siècle. |
|---|