La résistance des esclaves musulmans dans l’Amérique des Habsbourgs : naissance et développement d’un mythe

La réduction d’un musulman libre à la condition servile n’était point admise par l’Islam. Or de nombreux africains réduits à l’esclavage par les Portugais au XVe siècle appartenaient à des ethnies déjà islamisées, de sorte que les “jolofes” et les “mandingas” n’étaient pas rares à Séville où ils fai...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
Autor principal: Tardieu, Jean-Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Nuevo mundo mundos nuevos 2010
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:La réduction d’un musulman libre à la condition servile n’était point admise par l’Islam. Or de nombreux africains réduits à l’esclavage par les Portugais au XVe siècle appartenaient à des ethnies déjà islamisées, de sorte que les “jolofes” et les “mandingas” n’étaient pas rares à Séville où ils faisaient montre de leur insoumission.Cette même résistance se manifesta d’une façon plus violente dans le Nouveau Monde où les conditions de l’esclavage empirèrent. Dès les débuts du XVIe siècle les “jolofes” suscitèrent de graves soulèvements qui menaçaient l’existence de la société coloniale naissante. D’où les interdictions formulées par les cédules royales de transférer outre-mer des esclaves musulmans, quelle que fût leur origine. Mais la traite rendait difficile l’application de ces textes, et, avec le temps, le comportement rétif du “mandinga” fut considéré comme une manifestation diabolique, vision que recueillit la tradition littéraire.