Nous, marins, citoyens brésiliens et républicains” : identités, modernité et mémoire de la révolte des matelots de 1910
En novembre 1910, plus de 2000 marins brésiliens prirent le contrôle des principaux bâtiments de guerre de la République et braquèrent leurs canons sur la capitale Rio de Janeiro afin d’obtenir l’abolition des châtiments corporels dans la Marine. Victorieux dans un premier temps, les marins furent t...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Portugais |
| Pubblicazione: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2010
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En novembre 1910, plus de 2000 marins brésiliens prirent le contrôle des principaux bâtiments de guerre de la République et braquèrent leurs canons sur la capitale Rio de Janeiro afin d’obtenir l’abolition des châtiments corporels dans la Marine. Victorieux dans un premier temps, les marins furent trahis et massacrés plus tard, suscitant l’émotion de l’opinion publique. Devenue depuis un lieu de mémoire, la Revolta da Chibata (Révolte du Fouet) contribua à créer un nouvel héros national : “l’amiral noir” João Cândido. Une étude plus approfondie des marins et de leurs conditions de vie permet de nouvelles lectures. Ces jeunes hommes, pour la plupart originaires du nord-est du Brésil, formés à l’école des apprentis marins, souvent noirs ou métis, mais aussi blancs, voyageaient dans de nombreux pays étrangers où ils pouvaient échanger leurs expériences avec d’autres matelots. À bord cependant, ils demeuraient soumis à une discipline rigoureuse et confrontés à la persistance de préjugés hérités du régime esclavagiste, dans le contexte de la modernisation de la Marine de guerre. Les marins aspiraient pourtant à devenir des acteurs à part entière de ce processus et revendiquaient la liberté, condition première de la citoyenneté. Ils organisèrent une des plus importantes révoltes de la période, un soulèvement aux implications politiques multiples marquant le passage de revendications sur l’usage du corps physique du marin à l’émergence d’une conscience commune : celle du Corps des Marins Nationaux. La question posée est celle de l’identité des marins, de la modernisation de l’Armada aux temps de la Première République et de la place de l’événement dans la mémoire nationale. |
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