Henry de La Vaulx en Patagonia (1896 – 1897) : la historicidad escindida de la antropología colonial y la captura de corpus y cuerpos

Cet article travaille deux axes de l’enquête sur les collections de la Mission de Henry de La Vaulx en Patagonie, qui fut menée pendant les premiers mois de 2009 au Musée du Quay Branly et auprès d’autres institutions françaises. En partant de sources hétérogènes – ossements, artefacts, photographie...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
Auteur principal: Vezub, Julio Esteban
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Espagnol
Publié: Nuevo mundo mundos nuevos 2009
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article travaille deux axes de l’enquête sur les collections de la Mission de Henry de La Vaulx en Patagonie, qui fut menée pendant les premiers mois de 2009 au Musée du Quay Branly et auprès d’autres institutions françaises. En partant de sources hétérogènes – ossements, artefacts, photographies et récits ethnographiques – sont discutés les problèmes de l’historicité des « races disparues » et leur inventaire biopolitique de restes humains. Textes, images, squelettes et objets qui rapprochent ou font la dissociation du « géant de la Patagonie de l’Âge de la Pierre » des « gauchos » et des « araucans civilisés ». L’objet est de repenser cette fracture en réintégrant le registre anthropologique, archéologique et historique, dressé par l’explorateur pendant ses observations, échanges, fouilles et profanations. Le déclassement du dépôt du musée montre comment et combien l’épistémologie coloniale fragmenta la documentation issu de cette expérience, en solidifiant le lien entre archives et secret, dont les effets se prolongent jusqu’aux régimes muséologiques de capture de corpus et de corps pendant les 19e et 20e siècles.