Lectures et relectures de la non indépendance cubaine : l’île révolutionnaire et son passé de Très Fidèle (1790-1830)

Le présent article entend établir une correspondance entre l’idée d’une téléologie insulaire dans l’historiographie cubaine et le constat d’une carence en historicité qui caractériserait la période dite des « Indépendances » américaines, dans le cas de l’île de Cuba. Il s’agirait de comprendre pourq...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo,
Hoofdauteur: Sánchez, Romy
Formaat: Article ou chapitre numérique
Gepubliceerd in: Nuevo mundo mundos nuevos 2008
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Le présent article entend établir une correspondance entre l’idée d’une téléologie insulaire dans l’historiographie cubaine et le constat d’une carence en historicité qui caractériserait la période dite des « Indépendances » américaines, dans le cas de l’île de Cuba. Il s’agirait de comprendre pourquoi, entre 1808 et 1825, Cuba n’est pas le lieu de la rébellion envers la Péninsule, alors même que la Révolution castriste et ses usages de l’histoire ont fait de ce moment – qui n’en serait peut-être pas un – le temps d’une indépendance confisquée. A travers les archives d’une société insulaire certainement plus composite que ce que les stéréotypes « coloniaux » ont pu véhiculer, on pourrait dès lors interroger les discordances entre les circulations qui s’imposent lors de l’étude du cas havanais à l’époque envisagée et le discours relativement figé que la Révolution et son historiographie ont voulu apposer à ces années souvent peu abordées dans le cas cubain. Sortir de la téléologie insulaire signifierait-il alors accepter l’idée d’un temps de la non indépendance ?