Femmes et religions, entre soumission et espace pour s’exprimer et agir, un regard d’historienne
On ne peut nier la part prise par les traditions religieuses dans l’inégalité entre les sexes. La marque d'une culture patriarcale est réelle dans le judaïsme, le christianisme et l'islam, religions du Livre et du Dieu unique, pensé au masculin. On la trouve dans l'interprétation des...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2008
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | On ne peut nier la part prise par les traditions religieuses dans l’inégalité entre les sexes. La marque d'une culture patriarcale est réelle dans le judaïsme, le christianisme et l'islam, religions du Livre et du Dieu unique, pensé au masculin. On la trouve dans l'interprétation des grands textes fondateurs, dans la méfiance à l'égard des femmes, dans le monopole masculin du pouvoir religieux et de l'accès au sacré. Pourtant des femmes ont pu accéder à des possibilités d'expression et d’action, dans un cadre religieux ou du fait de leur culture religieuse. Moniales musiciennes du Moyen-Age, religieuses missionnaires, aventurières de Dieu, supérieures de congrégations catholiques du 19e siècle aux réels pouvoirs, femmes protestantes engagées autour de 1900 dans le combat pour l'émancipation des femmes et, plus près de nous, théologiennes féministes revisitant la Bible : autant de situations, au fil des siècles, qui nuancent la vision critique du rôle des religions dans le « malheur des femmes », même si les paradoxes ne manquent pas -dans le monde catholique par exemple. Quant aux femmes qui se disent féministeset musulmanes, elles bousculent les représentations habituelles et témoignent d'une relation pleine de surprises entre femmes et religions. |
|---|