Le regret d’avoir déserté : une posture du soldat au XVIIIe siècle (France)
Pour lutter contre la désertion massive, l’armée française, à partir de 1775, accorde quelques « jours de regrets » pendant lesquels chacun peut effectuer un « retour volontaire » sans être puni comme déserteur. En réponse à cette possibilité, les déserteurs peuvent se rendre à la maréchaussée, mai...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2006
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Pour lutter contre la désertion massive, l’armée française, à partir de 1775, accorde quelques « jours de regrets » pendant lesquels chacun peut effectuer un « retour volontaire » sans être puni comme déserteur. En réponse à cette possibilité, les déserteurs peuvent se rendre à la maréchaussée, mais aussi revendiquer cette posture après l’échec d’une tentative de fuite, ou seulement après avoir été arrêté, lors de l’interrogatoire. Si chacun cherche à tirer parti de ce dispositif, c’est une relation de connivence qu’il permet d’établir avec l’autorité. Ainsi, leurs motifs de désertions déclarés se rapportent souvent à un dérèglement intérieur tel « l’ivresse », « l’étourderie », ou « l’imagination », et non à l’injustice ou à la violence de l’institution dénoncées massivement par d’autres déserteurs. Dans le cadre de la psychologisation de la désertion, s’établit une relation de consentement entre l’individu et l’institution. |
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