Le Buen Vivir : quand un concept voyage des capitales du Sud aux périphéries du Nord
Cet article analyse la trajectoire du buen vivir de ses racines socio-cosmologiques andines à son institutionnalisation globale et sa réappropriation en France. Forgé dans des débats collectifs et consacré politiquement dans les Constitutions équatorienne et bolivienne, le buen vivir est passé d...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/nuevomundo, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Nuevo mundo mundos nuevos
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article analyse la trajectoire du buen vivir de ses racines socio-cosmologiques andines à son institutionnalisation globale et sa réappropriation en France. Forgé dans des débats collectifs et consacré politiquement dans les Constitutions équatorienne et bolivienne, le buen vivir est passé d'un horizon politique situé à un répertoire normatif international. Nous interrogeons cette circulation à travers le prisme de la colonialité du savoir, examinant les mécanismes d'extraction et de re-sémantisation qui tendent à désarmer le concept de sa charge critique initiale. L'analyse d'une ethnographie multiscalaire révèle une circulation inverse et paradoxale : le concept voyage des capitales de la périphérie globale vers les périphéries du centre (comme l'agglomération de Toulouse). En France, il est réapproprié dans le travail social comme un outil d’émancipation et d’innovation, privilégiant le relationnel sur la bureaucratie, et soulignant la plasticité du concept. Si cette diffusion lui permet de catalyser des connaissances communes et de critiquer le modèle de l'État-Providence, l'enjeu demeure de préserver son essence décoloniale sans le réduire à une simple métaphore du « bien-être ». Le buen vivir s'affirme ainsi comme un révélateur des limites du développement occidental et un appel à une réflexivité décentrée. |
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