Aux origines de la préoccupation marchande à la SNCF (1960-2011)
Cet article se propose d’étudier la convergence du secteur ferroviaire français, traditionnellement contrôlé par l’État, en direction du modèle de l’entreprise privée. Dans un premier temps, nous interrogeons l’opposition public/privé et soulignons que l’intensification de la régulation marchande da...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/nrt, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
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La Nouvelle Revue du Travail
2013
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article se propose d’étudier la convergence du secteur ferroviaire français, traditionnellement contrôlé par l’État, en direction du modèle de l’entreprise privée. Dans un premier temps, nous interrogeons l’opposition public/privé et soulignons que l’intensification de la régulation marchande dans les chemins de fer est une réalité ancienne, entamée dans les 1960, mais selon des degrés différents en fonction des sous-marchés ferroviaires considérés. Nous décrivons ensuite le cas spécifique d’une branche de la Sncf ayant adoptée de manière précoce une logique marchande. Dans un troisième temps, nous analysons les mutations du secteur en mobilisant le principe d’« isomorphisme institutionnel » : la réorganisation des chemins de fer français est tout à la fois le produit de la contrainte des institutions qui souhaitent intégrer les entreprises publiques dans l’économie de marché, du mimétisme de la Sncf qui reproduit les pratiques d’entreprises privées jugées performantes et d’un rapport de force interne en faveur de « nouveaux dirigeants » favorables à l’orientation marchande de l’entreprise publique. |
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