« On nous déclare la guerre, c’est clair »

À l’occasion d’une recherche sur la construction du mouvement social européen par Pierre Bourdieu, l’une des figures du mouvement social de 1995, a accepté de répondre à mes questions. Dans cet entretien, Bernard Thibault, ancien secrétaire confédéral de la CGT, revient sur la genèse de cette grève...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
Autor principal: Noûs, Camille
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: La Nouvelle Revue du Travail 2020
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:À l’occasion d’une recherche sur la construction du mouvement social européen par Pierre Bourdieu, l’une des figures du mouvement social de 1995, a accepté de répondre à mes questions. Dans cet entretien, Bernard Thibault, ancien secrétaire confédéral de la CGT, revient sur la genèse de cette grève historique qui a bloqué la France pendant trois semaines et fait reculer le gouvernement de l’époque, dirigé par Alain Juppé. Loin d’être un mouvement d’humeur corporatiste, Thibault souligne ici les soubassements qui conduisent à ce mouvement social : entre pressions de la base et projets de restructurations des gouvernements, l’ancien secrétaire fédéral des cheminots met en lumière les dynamiques au long cours qui ont conduit la principale organisation syndicale à transformer ses pratiques syndicales, aboutissant aux grèves de 1995. Il rappelle ce faisant à quel point le conflit social s’appuie sur tout un long travail de préparation, d’ajustements et d’équilibres entre groupes professionnels et forces syndicales qui, selon les conjonctures, peut conduire à des luttes victorieuses.