Des « arrangements » à la confrontation. Les jeunes coiffeuses et ouvriers du bâtiment face à leur·s employeur·s
Cet article propose d’interroger les usages que font (ou non) les jeunes salariés de leurs droits, à partir d’investigations menées dans les secteurs de la coiffure et du bâtiment. Il montre que si le partage d’une « complicité de métier » avec l’employeur peut fournir l’occasion d’une mise à distan...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/nrt, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
La Nouvelle Revue du Travail
2019
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article propose d’interroger les usages que font (ou non) les jeunes salariés de leurs droits, à partir d’investigations menées dans les secteurs de la coiffure et du bâtiment. Il montre que si le partage d’une « complicité de métier » avec l’employeur peut fournir l’occasion d’une mise à distance de droits, une analyse en ces termes apparaît insuffisante en ce qu’elle masque le caractère variable et discrétionnaire de ces « arrangements ». Il est donc nécessaire de s’intéresser dans le même temps aux conditions de possibilité de la confrontation. Or, si tous les enquêtés partagent une position subalterne en apprentissage, les écarts s’accroissent par la suite. Des « coups de gueule » des ouvriers du bâtiment à l’évitement plus régulier de la confrontation chez les coiffeuses, tout le poids de dispositions genrées et de formes différenciées de subordination ayant cours dans ces univers de travail non-mixtes apparait alors. |
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