Durées courtes, journées longues
La diversification des temps de travail rend de plus en plus complexe la mesure des durées et plus floues les frontières entre temps de travail effectifs et temps « libres ». L’objectif de cette contribution est d’essayer de mesurer l’importance et les conséquences de cette confusion dans le cadre d...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/nrt, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
La Nouvelle Revue du Travail
2017
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La diversification des temps de travail rend de plus en plus complexe la mesure des durées et plus floues les frontières entre temps de travail effectifs et temps « libres ». L’objectif de cette contribution est d’essayer de mesurer l’importance et les conséquences de cette confusion dans le cadre de la journée de travail. En effet, il s’agit ici de mettre en relation deux durées spécifiques : la première correspond à l’amplitude de la journée de travail (entre le début de la première période travaillée et la fin de la dernière période travaillée) tandis que la seconde renvoie à une durée journalière moyenne calculée à partir de la durée hebdomadaire et du nombre de jours travaillés. Le rapport entre ces deux valeurs peut alors être considéré comme une mesure de la densité du temps de travail quotidien. L’analyse de cet indicateur fait apparaître que certaines professions sont particulièrement concernées. Le recours à des temps de travail fragmentés se répercute alors sur les rémunérations mensuelles et peut s’apparenter parfois à des mécanismes de contournement du SMIC. Il interroge à la fois la signification sociale de ces mécanismes de gestion de la main d’œuvre et les façons dont le temps de travail est décompté. |
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