Deux perspectives pour analyser les relations professionnelles

Cet article est la traduction d’un article paru dans la revue Industrial and Labor Relations Review, qui fait suite à un débat organisé à l’université de Princeton au début de l’année 1949, entre William Foote Whyte (1914-2000) et John Thomas Dunlop (1914-2003) à propos du cadre d’analyse des relati...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
Auteurs principaux: Dunlop, John T., Whyte, William F., Mias, Arnaud
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: La Nouvelle Revue du Travail 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article est la traduction d’un article paru dans la revue Industrial and Labor Relations Review, qui fait suite à un débat organisé à l’université de Princeton au début de l’année 1949, entre William Foote Whyte (1914-2000) et John Thomas Dunlop (1914-2003) à propos du cadre d’analyse des relations professionnelles (Industrial Relations), qui font alors l’objet de recherches de plus en plus nombreuses aux Etats-Unis. Cette controverse entre l’un des chefs de file du mouvement des “relations humaines”, alors en plein apogée, et l’une des figures majeures des relations professionnelles permet de voir les deux voies entre lesquelles le champ des relations professionnelles a longtemps hésité sur un plan théorique aux Etats-Unis : les relations professionnelles peuvent-elles procéder d’une extension naturelle du cadre d’analyse des relations humaines pour couvrir les relations syndicats-direction ? Ou bien doivent-elles se fonder sur d’autres bases théoriques et méthodologiques, qui permettent en particulier de prendre la mesure de l’influence du contexte et des conditions économiques, sociales, politiques et techniques sur ce qui se passe à l’intérieur de l’entreprise ? La traduction de ce débat pourrait nourrir une réflexion sur les catégories de pensée et d’action avec lesquelles appréhender la décentralisation de plus en plus prononcée de la négociation collective vers les entreprises.