Ryanair ou le refus du dialogue social institutionnalisé

En 30 ans, Ryanair est parvenue à s’imposer comme l’une des principales compagnies aériennes d’Europe. Son succès repose en très grande partie sur le choix du low cost comme modèle de développement. Sur le plan social, il se caractérise par une politique du personnel basée sur la réduction des coûts...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
Autor principal: Vandewattyne, Jean
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: La Nouvelle Revue du Travail 2016
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:En 30 ans, Ryanair est parvenue à s’imposer comme l’une des principales compagnies aériennes d’Europe. Son succès repose en très grande partie sur le choix du low cost comme modèle de développement. Sur le plan social, il se caractérise par une politique du personnel basée sur la réduction des coûts ainsi qu’une forte productivité et flexibilité. Elle se combine, chez Ryanair, à une politique antisyndicale clairement revendiquée et un refus de dialoguer et de négocier avec les organisations syndicales officiellement reconnues. L’article aborde ces deux dimensions à partir de l’analyse d’un conflit opposant, en Belgique, d’anciens membres du personnel de cabine soutenus par un grand syndicat belge à Ryanair et Crewlink, une société irlandaise à laquelle elle sous-traite la sélection, la formation et l’engagement de ses hôtesses et stewards. Ce n’est qu’après plusieurs années que le personnel de cabine peut éventuellement bénéficier d’un contrat de travail le liant directement à Ryanair.