La représentation syndicale à l’épreuve du pouvoir politique

Mis en place en décembre 2019, le Conseil national de l’économie informelle au Burkina Faso (CNEI), est l’aboutissement d’un processus initié vingt ans plus tôt, par une action collective des syndicats de petits commerçants. Mais lorsque le projet aboutit, ses initiateurs s’estiment écartés, et déno...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
Auteurs principaux: Ayimpam, Sylvie, Compaoré, Camille
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: La Nouvelle Revue du Travail 2025
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Mis en place en décembre 2019, le Conseil national de l’économie informelle au Burkina Faso (CNEI), est l’aboutissement d’un processus initié vingt ans plus tôt, par une action collective des syndicats de petits commerçants. Mais lorsque le projet aboutit, ses initiateurs s’estiment écartés, et dénoncent une récupération politique. L’article montre que, loin d’aboutir à la consolidation d’un espace autonome de représentation, la création du CNEI s’est traduite par un processus d’institutionnalisation et de domestication, marqué par une confiscation progressive du projet initial et par la mise en place d’une structure largement contrôlée par les pouvoirs publics et économiques. Basé sur une enquête ethnographique, cet article interroge les mécanismes et les enjeux de cette transformation.