La construction de l’urgence au travail et ses effets suivant les statuts hiérarchiques : le cas des mécaniciens et des agents de maîtrise dans le secteur aérien

Travailler dans l’urgence est devenu un impératif catégorique pour nombre de salariés. Cet impératif se double d’une injonction paradoxale : il faut que le travail soit « vite fait, bien fait ». Comment la légitimation de l’urgence est-elle construite ? Dans quelle mesure les salariés intériorisent-...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
Hlavní autor: Monneuse, Denis
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: La Nouvelle Revue du Travail 2012
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Travailler dans l’urgence est devenu un impératif catégorique pour nombre de salariés. Cet impératif se double d’une injonction paradoxale : il faut que le travail soit « vite fait, bien fait ». Comment la légitimation de l’urgence est-elle construite ? Dans quelle mesure les salariés intériorisent-ils cette logique managériale ? Quelles différences note-t-on suivant leur statut hiérarchique ? Cet article vise à rendre compte d’une enquête menée au sein d’un centre de maintenance d’une compagnie aérienne. Au-delà de l’observation des différentes formes que prend le travail dans l’urgence, ce sont les arrangements différenciés et marqués socialement entre les mécaniciens, d’un côté, et les managers de proximité, de l’autre, que nous analysons. Cela nous a conduit à repérer divers mécanismes de défense utilisés par les salariés ainsi qu’à discuter l’intérêt et les limites d’un dispositif original mis en place par la direction : un « bureau des pleurs managérial ».